Droit de savoir, droit à la justice, droit à réparation : ces droits fondamentaux auxquels peuvent prétendre les victimes des répressions ne peuvent s’exercer que si les preuves des violations ont été conservées. Ces preuves sont fournies par les archives.
Qu’elles proviennent de l’État ou d’organisations non gouvernementales, ces archives sont trop souvent menacées : destruction volontaire, dispersion, négligence ou méconnaissance de leur intérêt…
Protéger ces archives, les faire connaître, c’est défendre les droits des victimes, mais aussi tenter de prévenir la répétition de ce type de violations, éduquer les jeunes et informer les générations futures.
Les archivistes, architectes et gardiens de la mémoire collective, ne peuvent rester de simples spectateurs de la souffrance humaine passée et présente. Conscients des menaces qui pèsent sur ces archives et de l’urgence de les sauver pour les rendre accessibles, ils vous offrent cette exposition. Puisse-t-elle permettre à ceux qui ont disparu, à ceux dont la vie a été brisée, de retrouver leur voix et leur visage, pour nous empêcher d’oublier, de recommencer.